Pour bâtir l'église de Saint-Paul-en-Pareds, le seigneur abbé voulait raser la maison de la petite fileuse vendéenne. Heureusement que l'amour passait par là, sous les traits d'un jeune sculpteur, et que Brin d'Aiguail le farfadet veillait...
Si Jean Yole est surtout connu pour ses romans, son théâtre et ses grands essais, en revanche ses œuvres plus brèves, ses contes par exemple, sont tombées dans l'oubli, quand elles ne sont pas carrément inédites. C'est pourtant par là qu'il nous donne à partager son univers familier et que nous pouvons le mieux comprendre son itinéraire.
Accoudé à la barrière d'un champ, le grand écrivain vendéen médite sur la « modernité » : ses fruits sans saveur, ses chômeurs sans espoir, ses citadins esseulés, aspirés à toute vitesse par un futur sans avenir. « Nous avons perdu la notion de lieu, diagnostique-t-il, et cette perte est à la base de notre désarroi moral ».
Jean Yole veut seulement nous éveiller à la beauté des choses simples. Libre d'allégeances partisanes mais engagé dans un combat pour la Terre et les vivants, il nous donne à redécouvrir, dans leur écrin villageois, les valeurs humaines essentielles de responsabilité, de considération d'autrui et de solidarité. Il nous invite à grandir en retrouvant nos racines spirituelles.
672 pages, 17 x 24.5